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Léa Saint-Pé

Léa Saint-Pé, outre qu’elle fut paysanne dans ces terres gersoises du Savès et du Bazadais, s’est entichée très jeune de l’accordéon diatonique (‘le petit » -sic) et a fait danser des générations, dont les soixante-huitards recherchant le « folk » des terroirs. Léa Saint Pé a été une énergie vive pour les danseurs lors des hestejadas, et une source abondante pour le collectage des musiques de Samatan. C’est aujourd’hui pour tous un monument.

Un reportage exceptionnel de l’INA tourné en 1977 la filme jouant, puis chantant et animant un bal (avec le groupe Perlinpinpin Folk’ d’Agen ! ), et répondant de bonne grâce à son interviewer, le collecteur Maurice Roux : : « Léa Saint-Pé, une pratique musicale partagée ».  Il ne faut pas oublier de lire le très instructif article de Marc Castanet, prof et diatoniste, sur le contexte de l’époque.


Forme authente et forme plagale

Deux formes à distinguer dans le chant gascon, qui sont assimilables à l’authente et au plagale, formes associées à la caractérisation des différents modes utilisés en chant grégorien.

Chaque mode est lié à une note de référence – dite finale -, va par paire et peut être divisé en tessiture aigüe (authente I) et tessiture grave (plagale II).

 

Musique ancienne si proche

C’est une découverte, par l’intermédiaire de Bernard Fourtet, musicien enseignant, émérite sacqueboutier, joueur de l’improbable ophicléide et redécouvreur du serpent, une découverte non pas de la musique ancienne, mais du travail du musicien et musicologue anglais David Munrow, disparu jeune mais ayant laissé derrière lui une somme de richesses toujours vivantes aujourd’hui pour les spécialistes.
Le disque Instruments of The Middle ages and Renaissance, enregistré par The Early Music Consort of London en 1976 – fondé par lui-même et Christopher Hogwood – est un cours d’histoire de la musique.

Ce choix de pièces illustrées par des instruments que Munrow est allé rechercher un peu partout, nous surprendra souvent par les sonorités proches de celles de nos propres instruments « traditionnels contemporains ». Pour preuve cette Saltarelle aux Bagpipes (cornemuses)  qu’on pourrait s’approprier sans mal en « trad ».

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Technique : mi bémol

Doigté

Le mi bémol se joue en utilisant l’index et l’annulaire de la main gauche. Cependant pour assurer éventuellement sa justesse, on pourra placer aussi le majeur de la main droite comme sur la photo.

Mib au clari

Exemple

Le mib se trouve à la clef dans les airs en Do mineur (do, ré, mib, fa, sol, lab, sib), comme par exemple dans le branle « Quan io eri hilha a marider ».