Afin de bien maintenir le clari, des doigtés de soutien sont bien utile, mais pas n’importe lesquels.
- On posera seulement l’annulaire de la main droite pour jouer le Ré;
- et les 3 doigts de la main droite pour toues les notes à partir du Mi.
APPRENTISSAGE DU CLARIN ET DE L’ABOÈS, SOUS LA DIRECTION DE PIERRE ROUCH
—
Département des musiques traditionnelles du conservatoire Guy-Laffitte de St-Gaudens (31)
Afin de bien maintenir le clari, des doigtés de soutien sont bien utile, mais pas n’importe lesquels.
Les deux voix principales sont à étudier ici : Là-haut sur la montagne (les 2 voix).
En accompagnement de cet air on jouera aussi en tonalité de sol majeur et la voix haute. Voir ci-dessous les deux vidéos :
——————–
Retrouvez ces enregistrements sur la chaîne libre de makertube : https://makertube.net/c/mustrad/videos
Ce chant mélancolique traditionnel d’origine incertaine, intitulé également «Le vieux chalet», n’est pas spécialement situé dans la sphère occitane. Il viendrait même de l’Ain ou de Haute-Savoie suivant le site de collectage rADdo, base de documentation ethnographique. Autant dire le bout du monde pour nous gascons.
Une partition en est donnée sur le site des musiques traditionnelles de France AEPEM.
Il existe un grand nombre de variantes de ce chant mais toujours il est question du berger qui souhaite consoler la jeune fille qu’il entend pleurer dans la montagne, laquelle suivant les ajouts de couplets, le rejette. Une revue s’est livré à une comparaison de plusieurs versions, des marches de la Wallonie jusqu’aux confins du Quercy. (Cf. catalogue de la BNF).
L’histoire pourrait bien renvoyer aux héros de Jean-Jacques Rousseau dans « Julie, ou la Nouvelle Héloise » (1761), ou à un fond de tradition bien plus ancien.
On joue les 2 voix.
——-
D’autres voix : tonalité de sol majeur et voix haute sont à étudier ici : Là-haut sur la montagne compléments.
Retrouvez ces enregistrements ici sur la chaîne libre de makertube : https://makertube.net/c/mustrad/videos
——-
Ci-dessous version chantée par les Gauselles. Canta se gausas.
Paroles:
Là-haut sur la montagne,
J’entends quelqu’un pleurer.
Semble la voix de ma maîtresse :
Oh! oui, j’irai la consoler. (bis)
Qu’avez-vous donc la belle,
Qu’avez-vous à pleurer ?
Si je pleure c’est de tendresse,
Et du regret d’avoir trop aimé. (bis)
Aimer n’est pas un crime,
Dieu ne le défend pas.
Faudrait avoir le cœur bien rude,
Belle si vous ne m’aimiez pas. (bis)
Les moutons dans la plaine
Sont en danger du loup
Et vous et moi jolie bergère,
Nous sommes en danger de l’amour.(bis)
Les moutons vivent d’herbe,
Les papillons de fleurs,
Et vous et moi jolie bergère,
Nous ne vivons que de langueur. (bis)
Si j’étais hirondelle,
Que je puisse voler,
Sur le blanc sein de ma maîtresse,
Oh ! oui, j’irai me reposer. (bis)
Mon sein n’est pas un arbre
Pour vous y reposer,
Choisissez-vous une autre branche
Qui puisse mieux vous supporter. (bis)
On suit les doigtés de Wilfried Abo pour les parties 1 et 2.
On joue cet air avec clari et aboès ensemble.
Accompagnement de la première partie :
2e partie : La-a – SiLaSol-ol.. – Lasolfa-a… SolFaMi-i…
– de 2019 à 2025 : hébergées sur le serveur libre Peertube par Tedomum : @clarine.
– à partir de 2025 : hébergées par MakerTube @mustrad.
Et le jouer également à l’accordéon.
Composition du diatoniste Cyrille Brotto, on découvre cette scottish sous une forme multi-instrumentale avec Le bal Brotto-Lopez et les Ogres de Barbak (album « Quercy-Pontoise », 2018).
En complètement inattendue, Luquejada fait partie de l’album réalisé pour les 15 années du duo Guillaume Lopez – Cyrille Brotto avec l’orchestre de l’Harmonie de Tournefeuille (20 octobre 2017). Au programme: Hip-hop, jazz et suites de standards du duo.
Une ornementation utilisée dans. une castanha du Couserans.
La Castanha du Couserans, est une bourrée traditionnelle d’Ariège.
Elle se danse par 4, chaque danseur faisant des pas vers le danseur en face de lui, puis vers celui de côté, puis chacun se croisant et re-croisant au centre par deux fois pour reprendre les petits pas en face et de côté.
En voici deux à l’aboès. Et au tempo dans la seconde vidéo.
Dans cet ensemble de valses, les deux premières sont déjà connues et on renvoie à la page 2 valses du Couserans.
Révision :
« Il y a 6 mois que c’était le printemps. » comporte un Fa #.
On verra pour « La pastora a logar » à bien gérer les doigtés de Si b et Mi b.
Nouvelle valse : elle demandera de jouer sur les doigtés de Si b et Do.
Pour jouer dans le même morceau successivement le Fa bécarre et le Si bémol sans s’emmêler les doigts on répétera la dernière partie de La violonneuse (dite valse de La Pastora a lugar) comme on le voit dans cet extrait.
L’échelle de Ré mineur naturel est : ré, mi, fa, sol, la, si♭, do, ré.
Tandis que celle de Ré majeur est : ré, mi, fa♯, sol, la, si, do♯, ré.
Les branlous de la Montagne noire mettent en musique la tonalité de Ré min.
Exercice :
Deux valses du Couserans *:
– En Sol majeur « Il y a 6 mois que c’était le printemps » (sol, la, si, do, ré, mi, Fa#…)
– En Sol mineur « La pastora a logar » (sol, la, Si b, do, ré, Mi b, Fa…)
Ces deux valses du Couserans ont été enregistrées par Pierre Rouch et Michael Bourry (https://youtu.be/PmNCyAhL0qk).
* On peut retrouver ces valses et leurs variantes en d’autres tonalités dans le recueil paru en 2023 Balls i Danses del Pirineus / Balhs e Dances deth Pirenèu, N°5, Val d’Aran e Couserans, de Jusèp Boya e Busquet auquel a participé Pierre Rouch.