Léa Saint-Pé, outre qu’elle fut paysanne dans ces terres gersoises du Savès et du Bazadais, s’est entichée très jeune de l’accordéon diatonique (‘le petit » -sic) et a fait danser des générations, dont les soixante-huitards recherchant le « folk » des terroirs. Léa Saint Pé a été une énergie vive pour les danseurs lors des hestejadas, et une source abondante pour le collectage des musiques de Samatan. C’est aujourd’hui pour tous un monument.

Un reportage exceptionnel de l’INA tourné en 1977 la filme jouant, puis chantant et animant un bal (avec le groupe Perlinpinpin Folk’ d’Agen ! ), et répondant de bonne grâce à son interviewer, le collecteur Maurice Roux : : « Léa Saint-Pé, une pratique musicale partagée ».  Il ne faut pas oublier de lire le très instructif article de Marc Castanet, prof et diatoniste, sur le contexte de l’époque.