Première séance d’apprentissage du hautbois, en révisant des airs déjà appris au clari.
Pour mémoire à retrouver en lien ici:
Ci-dessous à l’aboès.
Première séance d’apprentissage du hautbois, en révisant des airs déjà appris au clari.
Pour mémoire à retrouver en lien ici:
Ci-dessous à l’aboès.
Un des symboles de la culture musicale traditionnelle ariégeoise est l’aboès du Couserans, un hautbois provenant du castillonnais.
L’instrument plonge ses origines lointaines au moyen-âge à l’époque des chalémies et bombardes (voir les illustrations). Cependant, s’il a disparu en l’état du sol national au fil du temps, il a pu résister dans les vallées de ce pays de montagne. Le hautbois « moderne » quant à lui est issu d’une évolution du hautbois traditionnel à partir du XVIIe s.
En trois parties, le haut permettant de fixer l’anche double, avec 6 perces devant et un trou d’octave à l’arrière, le hautbois est originellement en tonalité de Do#. Le hautbois « moderne » en Ré comporte une clef qui permet d’accéder à ce Do# – sous-tonique.
Sur ce hautbois (photo de gauche) fabriqué par Pierre Rouch d’après un modèle de Pigalha, la perce de cette note est non clétée comme sur les vieux hautbois traditionnels retrouvés. En effet les joueurs avaient perdu et l’usage de cette clef et la technique pour la réaliser. Pour autant elle se trouve bien dans le hautbois baroque.
Hautbois Renaissance (chalémie), hautbois baroque (avec sa clef), hautbois classique début XIXe siècle, hautbois viennois début XXe siècle, hautbois viennois fin XXe siècle et hautbois moderne.
D’autres tonalités sont possibles comme l’explique Pierre Rouch. Notamment un aboès en Do du type de la « Tarota » catalane mais sans clefs. (voir la vidéo au bas de cet article).
L’aboès s’invite à toutes les fêtes folkloriques de ce territoire ariégeois et s’exporte bien au-delà.
Au début du XXe s., comme Pigalha, Eth Clitcho, du même groupe « Les Bethmalais », en était un joueur très connu. Nous étudions les Trois Traversées du Couserans qu’il jouait notamment.
Le groupe Les Biroussans à St-Girons en poursuit la tradition.
Comme le clarin, Pierre Rouch fabrique aussi cet instrument et l’enseigne à l’école de musique de St-Girons et au conservatoire de musique Guy-Laffite de St-Gaudens.
Cliquez sur les images pour les afficher en grand.

Aire de jeu de l’aboès. Carte tirée du dépliant CD 09. cf. wixsite des biroussans.
Deux petites variations pour créer une dynamique dans le jeu afin d’enrichir les mélodies.
Mais sans en abuser ou en faire à toutes les phrases.
Séance de janvier 2022, ce cercle circassien fait suite à l’air gallois appris en 2020 (à consulter sur sa page). Comme indiqué sur à propos de la pièce Entre-deux de Rémi Geffroy, le cercle circassien « se danse dans un grand cercle. Mais à l’origine il débutait par plusieurs petits cercles à quatre (dit : cercles siciliens) avant de s’agrandir. Danse traditionnelle tardive, apparue seulement au XIXe s, elle nous vient d’Ecosse et se basait sur un air de reel, avant de l’être sur l’air de jig qu’on pratique aujourd’hui. »
Attention à la structure : AA – BA
Pour ce morceau, la recherche d’illustrations est en cours, en Bretagne et en … Ecosse.
C’est reparti pour l’atelier de clari du département des musiques traditionnelles du Conservatoire de St-Gaudens.
La saison 3 débute par une révision des morceaux de la saison 1.
Puis l’écoute de la 2e voix à la tierce de Cascabilla, à étudier pour la prochaine fois.
Ci-dessous, une version dansée d’El cascabillo de Buerba, filmée à Anzanigo (province de Huesca) le 30 juillet 2017, avec un orchestre composé entre autres d’une gaïta, d’une boha, d’un tambourin : https://ladigitale.dev/digiplay/#/v/61a25d3a62523
La voix 1 de Cascabilla et sa variante (avec doigté spécial du FA#) est à retrouver dans l’article précédent.
La saison 2 de l’atelier de clari du département des musiques traditionnelles du Conservatoire de St-Gaudens reprend avec un nouveau morceau : Cascabilla (ou cascabillo).
Le cascabillo est une danse traditionnelle aragonèse de la région de Sobrarbe. Il est ici joué à Buerba (province de Huesca) à l’occasion des fêtes de San Miguel (2017). On y repèrera une vielle à roue et une flûte à trois trous accompagnée d’un petit tambour. Le Cascabillo serait un petit serpent à sonnettes.
https://ladigitale.dev/digiplay/#/v/61a255c61ab76
Une première vidéo avec le morceau classique, et une seconde avec une variante où on note le doigté pour ne pas aller chercher le FA# de la version classique.
En raison du confinement sanitaire, l’atelier clarin a été annulé.
Mais Pierre Rouch nous invite à étudier tout de même deux nouveaux morceaux : un Air gallois, et La Culebreta (air d’Aragon, en 3 parties).
A vos clarin !
Air gallois
La suite de cet Air gallois est un Cercle circassien à retrouver sur cette page.
La Culebreta
Voici La Culebreta version Ixo Rai ! un joyeux groupe de rock aragonais. Extrait de son premier disque Musica y mondongo (1993). (Culebreta signifie le serpent en espagnol).
Avec harmonica (pour la présentation du thème), guitares électriques et bajo (guitare basse) acoustique, dulzaina, gaita de bota, flûtes, congos et percussions. Sacré tempo !
Accès séance 3.
Sommaire :
Sommaire :
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L’anche est l’élément essentiel du hautbois. Il faut en prendre soin et avant tout l’ajuster. Il est possible de serrer le plat de la ligature d’une anche toute neuve trop ouverte ou la desserrer pour la rendre plus facile à jouer. De même le grattage très léger permet l’accordage. Le son en est changé.
Le nettoyage est aussi très utile parfois.
Poursuite de l’apprentissage de la Valse aragonaise avec une 2e voix à écouter ci-dessous.
Rondo : Sus la nòsta trilha.
2e voix du rondo: Sus la nòsta trilha.
Pierre Rouch, facteur d’instrument et bouilleur de sons, anime le nouvel atelier des musiques traditionnelles du Conservatoire de musique de St-Gaudens. L’atelier hautbois s’est ouvert le 9 novembre 2019.
Pour aborder cet instrument à anche, Pierre Rouch a apporté un petit hautbois, le clarin de Haute-Bigorre.

Clarins Atelier de fabrication ©Pierre Rouch
C’est une courte « flûte » pastorale de l’époque médiévale, plus ou moins conique, à 6 trous + 2 (1 dessous en haut pour l’octave et 1 latéral en bas), munie d’une anche double en roseau. Les clarins sont fait d’une seule pièce contrairement aux hautbois, plus modernes, réalisés en 3 parties pour mieux ajuster le perçage des trous. Ils étaient décorés par les bergers.
La prise en mains du clarin est plus facile pour les débutants du fait de la taille de l’instrument et de trous plus rapprochés.
Nos clarins sont en sol.

Description du clarin – Site bouilleur de sons ©Pierre Rouch – http://www.bouilleurdesons.fr/

Hautbois et clarin traditionnels – Doigté ©Pierre Rouch